Etapes  de la fabrication de
la faïence dans l'antiquité antique

 

  1. Les matériaux de base

 

 


Il existe deux grands types de pâtes : la pâte argileuse et la pâte siliceuse.
La pâte argileuseest constituée en majeure partie d'argile avec un dégraissant : sable, Chaux, chamotte (argile cuite pilée), voire paille pour les céramiques très communes.
La pâte siliceuseau contraire contient au moins 80 % de silice, les 20 % restant se composant d'argile et de dégraissants. 
Aux
Xe et XIe siècles, on a également produit des objets en pâte argilo-siliceuse, lors d'essais pour obtenir de la pâte siliceuse.

 

  1. Etapes de la fabrication

 

 

La mise en forme

La mise en forme d'un pièce peut se faire de trois manières : par modelage, au tour de potier ou au moule. La combinaison de ces techniques est fréquente : ainsi, les objets sont souvent moulés en plusieurs parties, auxquelles on ajoute des éléments tournés (pieds, par exemple) et modelés (anses, etc.). L'assemblage de ces éléments se fait grâce à de la barbotine, de l'argile si diluée qu'elle en devient liquide.

Décor

Il existe de nombreuses techniques de décor, auxquelles nous nous intéresserons un peu plus loin. Elles utilisent plusieurs éléments, comme des engobes — une argile diluée, pouvant être colorée, qui couvre tout ou partie de la pièce pour offrir un fond uniforme — et des glaçures, c'est-à-dire du verre, composé de silice et de fondants comme la soude et la potasse (glaçures alcalines) ou le plomb (glaçures plombifères) et recouvrant la pièce en lui donnant de la brillance. Les glaçures peuvent être colorées ou non, transparentes ou opaques, et sont appliquées au pinceau ou en plongeant les objets dans un bain de glaçure liquide.

Pour créer des couleurs, différents oxydes métalliques sont utilisés :

·        le cobalt pour le bleu ;

·        le  pour le noir et le brun ;

·        le fer pour le rouge ;

·        le  pour le blanc ;

·        le cuivre pour le vert et le turquoise.

·        l'antimoine pour le jaune.

 

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1. Moule pour fabriquer l'œil oudjat
2. Alcaline : potasse de soude
3.Alcalin : natron
4. Gomme arabique
5. Oxyde de cuivr
e, à l source de toute une gamme de glaçures allant du bleu vif au bleu-vert
6. Quartz

Les oxydes de cuivre colorants étaient mêlés à la pâte de poudre de silice, mélangée à un peu de calcaire et à un alcalin tel le natron, plus sans doute à un peu de  gomme arabique pour donner de la malléabilité. Au séchage, les sels alcalins migraient en surface, entraînant avec eux les particules cuivreuses. A la cuisson (900°), la silice fondait grâce aux sels alcalins, en révélant la couleur bleue de  l'oxyde de cuivre, tandis que les grains du noyau intérieur étaient soudés entre eux par des zones particulièrement vitreuses. L'objet, plastique et couvert de sels blancs avant sa cuisson, était transformé, au sortir du four, en matière solide recouverte d'une couche de glaçure bleue.

 

 

 

influences extérieures sur
la faïence égyptienne

 

Empire perse

 

La réputation des artisans égyptiens à partir de la 26’ dynastie était très grande, et cela n’était que justice quand on considère l’excellence des réalisations de cette époque. Peu de temps après, L’Egypte subit par cieux fois le joug de l’empire Perse. Darius 1” (521-485) fit venir les meilleurs spécialistes de son Empire pour décorer son palais de Suse. En Égypte même, on adopta le nouveau style de l’élite perse, aux racines mêlant l’Orient et l’Egypte selon un mouvement de métissage artistique commencé dès le 2’ millénaire.

 

Empire hellénistique

 

Il est bien connu que l’élite d’origine gréco-macédonienne qui gouverna l'Égypte après la conquête d’Alexandre, en 332 avant J.-C., y transplanta son mode de vie en adoptant quelques aspects de la culture indigène, comme les coutumes funéraires. Elle adopta aussi ce matériau pour elle inaccoutumé, la faïence siliceuse. Une production de récipients délicats à reliefs moulés bicolores, des vases à appliques, et — révolution sur la terre d’Egypte — de la vaisselle alimentaire. Les formes et les décors de tous ces vases étaient toujours dans le répertoire grec, avec quelques réminiscences perses. L’Egypte fut désormais le seul pays à maintenir l’antique technique de la faïence siliceuse, les autres peuples d’Orient ayant adopté définitivement la céramique argileuse à glaçure.

Empire romain

 

Après la conquête du pays par Octavien, en 30 avant J.-C., ‘Égypte intégrée à l’empire romain continua à produire des faïences siliceuses, à la pâte et à la glaçure plus grossières. À côté des cratères décorés de feuillages, que l’on retrouve détournés de leur usage terrestre pour servir aux libations des morts. c’est toute la vaisselle réalisée parallèlement en terre cuite que les archéologues appellent “sigillée” que l’on trouve traitée en épaisse faïence siliceuse à couverture monochrome bleue.

 

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7. Manche d'instrument décoré d'un cheval au galop. Egypte, Perse - VIème - IVème dynasties avant JC
8 et 9. Coupes d'époque romaine
10. Figurine  en forme de crocodile, devant une coupelle à libation - Influence romaine
11. Coupes et bols d'époque ptolémaïque, 332 - 30 avant JC